Voyage d’étude à Auschwitz : Leçon de tolérance et devoir de mémoire pour les élèves du lycée des métiers André Siegfried de HAGUENAU

Le mercredi 5 février 2020, les enseignants du lycée des métiers André Siegfried (Mmes  L.GEOFFROY  (Lettres Histoire), I.L’HUILLIER –RICHARD (Anglais) et  A.BRASSEL (arts appliqués) ont participé avec leur classe (1 ARCU) au voyage d’étude à Auschwitz  en Pologne grâce à la région Grand Est  et au mémorial de la Shoah  qui, chaque année sélectionnent  des projets pédagogiques dans lesquels s’inscrit  ce voyage. Un avion était affrété au départ de l’aéroport de Entzheim à Strasbourg  par le Mémorial de la Shoah.  26 personnes ont donc passé la journée sur les sites d’Auschwitz-Birkenau. Une journée complète dédiée à l’histoire. Celle qui fait froid dans le dos. Durant le transfert par bus, des guides francophones du musée d’Auschwitz ont présenté un historique de la Pologne et de la présence des juifs en Pologne, qui a commencé il y a plus de mille ans.

La matinée fut consacrée à Auschwitz II-Birkenau, le plus important camp d’extermination mis en place par les Nazis pour la « Solution finale ». Des trains entiers de déportés juifs et tziganes arrivaient de toute l’Europe et notamment de France. Après des voyages de plusieurs jours dans des conditions épouvantables (soif, entassement, mauvais traitements…), 80 % des gens, surtout les femmes, les vieillards et les enfants, étaient directement envoyés vers les chambres à gaz, sous prétexte de prendre une douche. 4500 personnes en moyenne par jour mourraient puis étaient brûlées dans les fours crématoires. Ceux qui étaient envoyés au travail n’avaient le plus souvent qu’un sursis avant de mourir à leur tour de maladies, privations ou affaiblis dans les chambres à gaz. L’après-midi fut consacré à Auschwitz I, camp de concentration destiné aussi aux juifs surtout polonais et aux déportés (résistants, …) de tous les pays. De nombreux Etats ont un « block – mémorial » pour leurs ressortissants victimes du totalitarisme nazi (exemple de la France). Environ 1 300 000 personnes ont été victimes ici de la barbarie nazie sur 5 à 6 000 000environ pour l’ensemble de l’Europe dans les camps de concentration et d’extermination, les tueries systématiques. Tout au long de la matinée, les élèves ont pu bénéficier d’explications d’un historien du Mémorial de la Shoah et n’ont pas hésité à lui faire part de leurs questions, de leurs doutes parfois et de leur incompréhension devant l’horreur.
Ce voyage a été préparé en amont au mémorial de la Shoah à Paris où les élèves ont eu la chance de rencontrer et d’échanger avec un témoin rescapé d’Auschwitz Daniel URBEJTEL (convoi77). Daniel, au bord des larmes à plusieurs reprises a raconté les épisodes douloureux de sa déportation depuis l’arrestation de sa famille jusqu’à sa libération. Les élèves ont été extrêmement sensibles à son témoignage (Ils ont fondu en larmes…).

Cette journée sera gravée dans leur mémoire.

Comment et Pourquoi l’école doit- elle enseigner les génocides ?

En optant pour l’étude comparée des génocides. En mettant en lumière L’universel et le particulier, les institutions et les individus, la remémoration du passé et l’édification de l’avenir.
Enseigner les génocides permet de faire comprendre l’impact de l’histoire sur notre société, de saisir les concepts centraux comme la « démocratie », « dictature », « résistance », « propagande » et « collaboration ».

L’analyse du témoignage de Daniel URBEJTEL  a permis aux élèves d’intégrer une dimension humaine à  l’étude du génocide et de trouver la juste mesure entre analyse critique et empathie. Il permet également de les sensibiliser à d ’autres génocides  actuels  comme les Ouighours  et  les  Rohingyas.

Les jeunes doivent être des passeurs de mémoires.